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Comment son propre logiciel métier à partir d'un fichier Excel?

Par Johan Iavarone
19/2/2026
Johan Iavarone Glide Expert

Dans beaucoup d'entreprises, Excel (ou Google Sheets) est le cœur des opérations : suivi commercial, planning, inventaire, RH, production, pilotage. C'est rapide, flexible, universel. Et c'est précisément pour ça que tout finit dedans.

Le problème arrive quand le tableur ne sert plus seulement à "stocker" mais à "faire fonctionner" un process. À ce stade, on voit toujours les mêmes symptômes : plusieurs versions du fichier, des erreurs de saisie, des statuts incompris, des formules qui cassent, des droits d'accès impossibles à gérer, et un reporting qui prend un temps disproportionné.

Votre tableur devient un logiciel… sans l'UX, sans les règles, et sans la gouvernance d'un logiciel.

Vous avez déjà la matière première ; l'étape suivante consiste à transformer votre tableur en application métier, utilisable par toute l'équipe, avec une interface claire, des rôles et des automatisations.

Pourquoi Excel finit par ralentir vos opérations (et vous coûter cher)

Excel est excellent pour démarrer. Il devient risqué quand il porte des usages multi-utilisateurs et des processus critiques. Les chiffres sont sans appel :

88 % des fichiers Excel contiennent des erreurs selon une étude relayée par le DAF Magazine. Plus alarmant encore : selon l'European Spreadsheet Risks Interest Group, 90 % des feuilles de calcul comportent des erreurs significatives, et parmi celles contenant des formules, 24 % présentent des erreurs mathématiques directes (source : Unit4).

Ce ne sont pas des problèmes théoriques. Des erreurs Excel ont causé des pertes financières massives dans des entreprises pourtant ultra-structurées :

  • JP Morgan (2012) : une erreur de copier-coller dans un tableur de gestion des risques a contribué à une perte de 6 milliards de dollars dans l'affaire du "London Whale" (source : Unit4, Mendo).
  • Fidelity Magellan Fund (1995) : une erreur de signe dans Excel — un moins au lieu d'un plus — a entraîné une surestimation de la distribution de dividendes de 2,6 milliards de dollars (source : Unit4).
  • Fannie Mae : une erreur de tableur a conduit à une surévaluation des bénéfices de plus d'un milliard de dollars, nécessitant un retraitement complet des comptes (source : Unit4).
  • Jeux Olympiques de Londres (2012) : 10 000 billets vendus en trop pour la natation synchronisée, à cause d'une simple erreur de saisie dans un fichier Excel — un "20 000" tapé au lieu de "10 000" (source : Mendo).

Le plus frappant : 78 % des décisions financières en entreprise reposent encore sur des fichiers Excel, et 54 % des entreprises n'utilisent qu'Excel pour leurs processus financiers (source : DAF Magazine). Autrement dit, la majorité des entreprises confient leurs décisions stratégiques à un outil qui n'a jamais été conçu pour ça.

Le premier point de rupture, c'est l'absence de parcours : un tableur n'explique pas quoi faire, dans quel ordre, ni qui est responsable. Tout est présent au même endroit, et on demande implicitement à chaque utilisateur d'être expert.

Le deuxième point, c'est la qualité de la donnée. Plus il y a d'utilisateurs, plus il y a de variations de saisie, de champs vides, de doublons, de formats incohérents. Les erreurs ne viennent pas d'un manque de bonne volonté : elles viennent d'un outil qui n'encadre pas la saisie.

Le troisième point, c'est la gouvernance. Un logiciel métier doit limiter la surface d'erreur (qui peut modifier quoi), tracer ce qui a été fait, et proposer des vues adaptées aux rôles. Dans un tableur, tout cela devient du bricolage.

Le bon réflexe : transformer votre tableur en logiciel

La transformation la plus efficace consiste à traiter votre tableur comme un prototype validé. Vous ne repartez pas de zéro : vous partez d'un système existant, déjà adopté, avec des données réelles. Vous allez le mettre "en produit" avec quatre piliers : structure, parcours, droits, automatisations.

Et vous n'êtes pas seul à faire ce virage. Le marché du no-code connaît une croissance exponentielle : il est passé de 4,9 milliards de dollars en 2024 à une projection de 24,8 milliards en 2029, soit un taux de croissance annuel de 38,2 % (source : MarketsAndMarkets via CodeConductor). Gartner estimait que 70 % des nouvelles applications métier utiliseront des technologies low-code/no-code d'ici 2025 (source : Glide Blog). Ce n'est plus une niche : 87 % des développeurs en entreprise utilisent déjà des plateformes no-code dans leur travail quotidien (source : CodeConductor).

Glide se positionne précisément sur ce passage : transformer un tableur (Excel / Google Sheets) en application métier sans développement traditionnel, tout en gardant l'agilité du no-code.

Glide, c'est plus de 620 000 applications créées depuis ses débuts, dont 100 000 rien qu'en 2024 (source : Fueler.io). Plus de 10 000 équipes PME et corporate l'utilisent au quotidien, avec une adoption entreprise en hausse de 85 % par an (source : Fueler.io). La plateforme compte aujourd'hui plus d'un million d'utilisateurs à travers le monde.

La méthode en 4 étapes pour passer d'Excel à une application métier

Étape 1 — Stabiliser la structure de données

Avant de parler écrans, il faut que chaque ligne représente une entité claire (client, commande, collaborateur, tâche) et que chaque entité possède un identifiant unique. Sans identifiant, vous ne pourrez pas fiabiliser les relations, ni éviter les doublons, ni automatiser correctement.

Exemple  : une PME qui gère ses prospects dans un fichier Excel avec les colonnes "Nom", "Société", "Statut" sans identifiant unique se retrouve avec 3 lignes "Martin — Dupont SA" après quelques mois de saisie multi-utilisateurs. Avec un identifiant automatique, le problème disparaît.

Étape 2 — Définir trois parcours critiques, pas quinze

Un logiciel métier doit d'abord réussir les actions qui créent de la valeur chaque jour. Par exemple : créer une demande, la traiter, la suivre. Tant que ces trois parcours ne sont pas fluides, il est inutile d'ajouter des fonctionnalités secondaires.

Exemple  : un cabinet de conseil qui suit ses missions dans un fichier Excel avec 15 onglets peut commencer par trois écrans dans Glide : "Nouvelle mission" (formulaire guidé), "Missions en cours" (liste filtrée par consultant), "Validation manager" (vue dédiée avec bouton d'approbation).

Étape 3 — Mettre en place des rôles et des droits

Tout le monde n'a pas besoin de tout voir, ni de tout modifier. Séparer contributeur, validateur et admin réduit immédiatement les erreurs et la peur de "casser le fichier".

Exemple : dans un suivi de production, l'opérateur voit et remplit uniquement les champs de saisie terrain. Le responsable qualité accède aux indicateurs et valide. Le directeur voit le tableau de bord synthétique. Trois vues, une seule source de données.

Étape 4 — Automatiser ce qui est stable

Une fois la base saine, vous pouvez automatiser les relances, notifications, mises à jour de statuts, génération de documents ou reporting. C'est ici que des outils comme Make (ex-Integromat) ou Zapier prennent tout leur sens, connectés à votre application Glide.

Exemple : un promoteur immobilier peut automatiser l'envoi d'un email récapitulatif chaque vendredi avec l'état d'avancement de ses chantiers, généré automatiquement depuis les données saisies dans l'application pendant la semaine.

Les cas d'usage où l'app remplace Excel

La transition se fait souvent sur des sujets simples mais critiques :

CRM et suivi de pipeline — Fini les fichiers "clients_v3_final_FINAL.xlsx" : chaque commercial a sa vue, les statuts avancent par clic, et le manager voit le pipeline en temps réel.

Gestion de demandes internes — Tickets IT, demandes d'achats, requêtes RH : un formulaire structuré remplace le mail ou le message Slack, avec un suivi d'état automatique.

Inventaire et suivi de stock — Scan, saisie terrain sur mobile, alertes de seuil : tout ce qu'un fichier Excel ne peut pas faire en conditions réelles.

Planning et suivi de production — Vues par équipe, par semaine, par projet. Filtres dynamiques au lieu d'onglets figés.

Collecte de données terrain — Audits, inspections, rapports de visite : formulaires avec photos et géolocalisation, exploitables immédiatement.

Le point commun : Excel reste utile pour analyser, mais l'exécution quotidienne (saisie, validation, suivi, relances) devient plus fiable dans une application métier.

Tester gratuitement avec votre tableur

Excel n'est pas "le problème". C'est souvent le meilleur point de départ. Le risque, c'est de laisser un process critique reposer sur un fichier qui n'a ni parcours, ni règles de saisie, ni droits, ni automatisations.

Quand votre activité dépend d'un tableur, vous avez déjà un logiciel métier… mais sans l'expérience utilisateur et la gouvernance d'un logiciel.

Si vous voulez passer à l'étape suivante, le plus simple est de tester vous même à partir d'un fichier Excel en cliquant içi (Excel ou Google Sheets), pour transformer votre fichier en une première application exploitable par votre équipe.

Besoin d'un accompagnement ? Je construis votre application métier.

Si vous voulez aller plus vite — ou éviter les erreurs classiques (structure de données, rôles, parcours, adoption) — je propose un accompagnement complet, orienté résultat.

L'objectif : passer d'un tableur fragile à une application métier robuste, sans usine à gaz, en gardant une approche simple et scalable.

Concrètement, j'interviens sur :

  • Structuration des données — IDs, relations, règles de saisie, nettoyage initial
  • Définition des parcours critiques — les 3 workflows qui créent de la valeur
  • Conception UX/UI — interface claire, adaptée mobile et desktop
  • Rôles et gouvernance — qui voit quoi, qui modifie quoi, traçabilité
  • Automatisations et pilotage — reporting, notifications, tableaux de bord, connexion à vos outils existants (Make, Zapier, API)

Selon votre contexte, je peux livrer un MVP en quelques jours, puis itérer avec vous pour industrialiser.

→ Si vous me décrivez en 5 lignes votre tableur (objectif, utilisateurs, données, irritants, fréquence d'usage), je vous dirai si Glide est le bon choix et quelle approche est la plus efficace dans votre cas.

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